Ce qui change en janvier 2026

publié le 5 janvier 2026 (modifié le 8 janvier 2026)

Le SMIC revalorisé

La revalorisation annuelle du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) est de 1,18 % au 1er janvier 2026, soit 1 823,03 euros le SMIC mensuel brut.
Cette revalorisation combine deux critères : l’inflation et l’évolution des salaires.

Si le Smic est revalorisé de 1,18%, c’est encore une fois sans coup de pouce pour ce début d’année, une hausse purement mécanique, liée à l’inflation. Au 1er janvier, il passe de 1 801,80 à 1 823,03 euros brut par mois, et de 11,88 à 12,02 euros brut de l’heure, soit un gain, pour un salarié payé au Smic travaillant à temps plein, d’un peu moins de 17 euros net par mois.

Pour les fonctionnaires, pas d’augmentation de la valeur du point d’indice. Les agents dont la rémunération sera sous le Smic, ils percevront une "indemnité différentielle", donc une prime, plutôt qu’une hausse du salaire de base, de 21,23 euros.

Les pensions de retraite de base et minima sociaux augmenteront également de 0,9% au 1er janvier revalorisées selon la règle légale d’indexation sur l’inflation.

PEL : augmentation du taux de rémunération

Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir du 1er janvier 2026 ont un taux d’intérêt de 2% contre 1,75 % pour ceux ouverts au 1er janvier 2025.

Le calcul du DPE évolue

À partir du 1er janvier 2026, l’électricité est moins pénalisée dans le calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE), aligné sur le standard européen.

Avant : 1 kWh d’électricité = 2,3 kWh comptabilisés dans le DPE.

Après : 1 kWh d’électricité = 1,9 kWh comptabilisé.

Le logement chauffé à l’électricité (radiateurs, pompe à chaleur, chauffe-eau thermodynamique…) peut passer de F à E, ou de E à D et sortir de la catégorie « passoire thermique » sans travaux.

Des nouveaux tarifs de l’électricité pour les concurrents d’EDF

L’Arenh, le système contraignant EDF à céder environ un quart de sa production nucléaire annuelle à ses concurrents à un prix très avantageux, a pris fin le 31 décembre 2025.

Il cède la place à un nouveau mécanisme permettant à EDF de commercialiser plus librement sa production nucléaire, en tenant compte des prix du marché, jusqu’à une certaine limite. Si certains redoutent une augmentation des factures pour les consommateurs n’ayant pas souscrit aux tarifs réglementés de l’électricité, le gouvernement se montre rassurant et prévoit des prix "stables au moins en 2026 et en 2027".

Nouveaux tarifs pour les timbres et les colis

Les prix des courriers et des colis augmentent de 7,4 % en moyenne à partir du 1er janvier 2026.

La lettre verte passe de 1,39 euro à 1,52 euro, soit une hausse de 9,35%. Le tarif de l’e-lettre rouge, pour les envois urgents, passe de 1,49 à 1,60 euro. Celui d’une lettre recommandée de 20g augmente à 6,11 euros, contre 5,74 euros. Enfin, les tarifs des Colissimo envoyés par les particuliers augmentent en moyenne de 3,4%.

Hausse de 13 euros de l’abonnement de gaz

Même si le prix du kilowattheure diminue très légèrement, le prix de l’abonnement au gaz augmente, lui, de 13,10 euros sur l’année 2026, selon la Commission de régulation de l’énergie.

Obligation de déclarer les dons en ligne

La déclaration en ligne des dons reçus devient obligatoire dès le 1er janvier 2026.

L’obligation concerne les dons réalisés entre particuliers, notamment :

les sommes d’argent, quelle que soit leur date de versement ;
les dons manuels de biens meubles : bijoux, véhicules, œuvres d’art, etc. ;
les actions.
Dons entre particuliers


Le Plafond annuel de la sécurité sociale est réévalué

Le Plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) augmente au 1er janvier 2026 de 2 % par rapport à 2025. Le PASS s’élève à 48 060 € (contre 47 100 € en 2025) et le plafond mensuel à 4 005 € (contre 3 925 € en 2025)

Il sert de fondement afin de calculer notamment le montant des indemnités journalières pour :

maladie ;
accident du travail ou maternité ;
pensions de retraite ou d’invalidité.

Le guichet MaPrimeRénov’ suspendu

Le guichet du dispositif d’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’ est suspendu, en raison de l’absence d’un budget voté par le Parlement avant la fin de l’année 2025. La loi spéciale, votée pour compenser l’absence d’une véritable loi de finances, permet seulement d’assurer la continuité du fonctionnement de l’État, mais "bloque toute dépense non contractuelle", a expliqué le ministre du Logement.

Ainsi, le guichet sera donc fermé et il ne sera plus possible de déposer un dossier.

Non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu

En l’absence de loi de finances pour 2026 avant la fin de l’année 2025, le barème de calcul de l’impôt sur le revenu « barème IR » n’est pas revalorisé selon le calendrier traditionnel.

Par ailleurs, les taux de prélèvement à la source appliqués en janvier 2026 restent inchangés.

Revalorisation de l’indemnité de stage

Tout stage d’une durée supérieure à deux mois (consécutifs ou non) effectué en milieu professionnel peut être indemnisé.

La gratification minimale est fixée à 15 % du plafond de la Sécurité sociale, soit 4,50 € de l’heure à partir du 1er janvier 2026.

Nouvelle règle pour les titres de séjour

Un examen civique devient obligatoire pour toute première demande de titre de séjour pluriannuel et les naturalisations.

Cela concerne les résidents étrangers ressortissants de pays non membres de l’Union européenne.

Mise en place d’un congé supplémentaire de naissance

En complément des congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant et d’adoption, un congé supplémentaire de naissance est créé à compter du 1er janvier 2026.

Ainsi, les parents dont le bébé est né à partir de jeudi dernier peuvent bénéficier du nouveau congé de naissance prévu par le budget de la Sécurité sociale. Le ministère de la Santé a cependant souligné que le congé de naissance n’entrerait pas en vigueur le 1er janvier comme cela était initialement prévu, mais le 1er juillet. Les parents d’enfants nés ou adoptés dès le 1er janvier devront donc prendre ce congé en différé.

Ce congé de naissance propose un niveau d’indemnisation plus élevé que le congé parental. Sa durée peut être d’un ou deux mois, au choix du salarié, et il pourra être fractionné en deux périodes d’un mois. Le montant d’indemnisation doit être fixé par décret.

👉InFO militante publié le 07/01/2026

👉info.gouv.fr, article publié le 26/12/2025