Un nouveau Premier ministre dans «48 heures». C’est ce qu’a promis Emmanuel Macron mardi 10 décembre. Suite au vote de la motion de censure, le Savoyard de 73 ans n’a pas eu d’autre choix que de remettre sa démission au président de la République le 5 décembre. Le gouvernement de Michel Barnier, en poste depuis le 5 septembre 2024, devient le plus court de la Ve République. Le Premier ministre, désormais chargé des affaires courantes jusqu’à la nomination de son remplaçant, a occupé Matignon pendant seulement trois mois.
Pourtant, Michel Barnier bénéficiera, comme les autres anciens Premiers ministres de l’ensemble des avantages qui lui sont alloués au titre de sa fonction.
À commencer par une prime de départ. L’ancien locataire de Matignon continuera de percevoir son salaire pendant encore trois mois après son départ. L’ordonnance n°58-1099 du 17 novembre 1958 stipule que l’ex-Premier ministre «perçoit une indemnité d’un montant égal au traitement qui lui était alloué en sa qualité de membre du gouvernement».
Au total, l’ex-Premier ministre touchera donc 48 114 euros brut, soit l’équivalent de trois fois sa rémunération mensuelle d’un montant de 16 038 euros brut.
Mais la loi fixe quelques conditions : pour toucher cette somme, l’ancien chef de gouvernement ne doit pas reprendre une activité rémunérée avant la fin du délai de trois mois et doit obligatoirement réaliser sa déclaration terminale à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
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Par Joséphine Pelois Journaliste actualités générales Capital.fr Publié le 11/12/2024 à 12h32