Ce taux de non-recours, élevé par rapport aux autres régimes de retraite (Langevin et Martin, 2019), trouve son explication dans les caractéristiques de ses affiliés :ces derniers ont en majorité cotisé en première partie de carrière et sur une courte période. Les assurés partis à la retraite à l’Ircantec en 2023 avaient ainsi en moyenne cessé de cotiser dans le régime à 40 ans et passé 5 ans dans le régime.Le taux de non-recours diminue au fil des générations :46,8 % des affiliés de la génération 1940 n’avaient pas liquidé leurs droits en juillet 2024, contre seulement 26,1 % de ceux de la génération 1954. Cette forte diminution a notamment été facilitée par à la mise en place, à partir de la génération 1949, du droit à l’information grâce auquel les assurés disposent de relevés de carrière et d’estimations indicatives globales de leur pension.La remontée de la part des comptes non liquidés pour les générations suivantes (1955 à 1960) tient au fait qu’une
partie significative des affiliés concernés n’est pas encore partie à la retraite.En effet, les départs tardifs sont particulièrement nombreux à l’Ircantec : en 2023, plus de 15 % des nouveaux retraités ont liquidé leurs droits à 67 ans ou après. Les taux de non-recours des générations 1955 et suivantes ne sont donc pas encore stabilisés et sont appelés à diminuer dans les années à venir comme cela a été le cas pour les générations précédentes :ainsi, le taux de non-recours mesuré pour les affiliés nés en 1954 baisse de 11 points entre les mesures d’octobre 2020, date à laquelle les affiliés n’ont pas encore atteint leur 67 e anniversaire, et de juillet 2024, année au cours de laquelle ils atteignent l’âge de 70 ans.Télécharger la suite ici le non recours ircantec