MERCI Jean-Claude !

publié le 24 avril 2026

Le décès de Jean-Claude LE BOURSICAUD, survenu à l’âge de 81 ans, suscite une vive émotion parmi celles et ceux qui ont partagé ses engagements et ses combats.

Syndicaliste de conviction au sein de FORCE OUVRIERE, il fut Secrétaire Général de la FAGE-FO, Secrétaire Général de FO AGRICULTURE et Secrétaire Général du SNAMA-FO, son syndicat de « cœur ».

N’oublions pas un combat primordial qu’il a gagné au titre du SNAMA-FO : la titularisation de tous les contractuels qui représentaient alors une part indéniable des agents du Ministère.
Très attaché à l’action sociale il a aussi participé à la création de l’ASMA en partenariat avec M. Taillandier de la FSU.

Il a durablement marqué le paysage syndical du Ministère de l’Agriculture, y compris les Ministres, les Directeurs des services et surtout les Directeurs des Ressources Humaines successifs avec lesquels il s’est battu concernant les dossiers des agents en difficulté avec une ténacité redoutable.

Très respecté lors de ses interventions vis-à-vis du Ministère de l’Agriculture, il l’était aussi des représentants des autres syndicats (FSU, CGT, UNSA, CFDT), ce qui faisait de lui un responsable syndical écouté et entendu.

Homme de terrain, attaché à l’indépendance syndicale et à la défense sans concession des agents, il incarnait une certaine idée du militantisme : exigeante, constante et profondément humaine au plus près des agents avec toujours le souci permanent de faire entendre leur voix.

Officier du Mérite agricole, distinction qui vient saluer un engagement au service des agents du ministère de l’agriculture , il avait su conjuguer responsabilités syndicales et attachement aux valeurs du travail et de la solidarité. Cette reconnaissance témoigne d’une vie tournée vers l’intérêt collectif, bien au-delà des mandats qu’il a exercés.

Aujourd’hui, l’hommage qui lui est rendu est aussi celui d’une famille unie dans le souvenir : son épouse France, ses enfants Nathalie et Marc, Yvan et Élise ; ses petits-enfants Guillaume, François, Jak et Diane et l’ensemble de ses proches. À leur peine s’ajoute celle de tous ceux qui, à ses côtés, ont milité, débattu et construit.

À l’heure où le syndicalisme interroge son avenir, la disparition de Jean-Claude Le Boursicaud rappelle combien l’engagement individuel reste essentiel pour faire vivre les solidarités collectives. Son parcours, marqué par la droiture et la ténacité, laisse l’image d’un homme fidèle à ses convictions, profondément engagé au service des autres.

Merci Jean-Claude.